Mtara Maecha est né le 28 février 1940 à Mitsamiouli ( Grande Comore ). Marié et père de 3 enfants. Il est Docteur en Médecine, diplômé d...
Mtara Maecha est né le 28 février 1940 à Mitsamiouli (Grande Comore). Marié et père de 3 enfants. Il est Docteur en Médecine, diplômé d'Etat de l'Université de Paris VII (Gynécologie-Obstétrique).
Commandeur du Croissant Vert (Union des Comores) et Grand Officier de la Légion d'Honneur (France).
Mtara Maecha fait de la politique depuis plus de vingt-cinq ans. Et en vingt-cinq de politique, il a échoué deux fois à la magistrature suprême des Comores, en 1996 et en 2004. Et une fois aux présidentielles de l'île autonome de Ngazidja en 2002.
Cependant, il fut à plusieurs reprises locataire d'un ministère dans divers gouvernements, allant jusqu'à obtenir le fauteuil du ministre des affaires étrangères et de la Coopération , en 1990. Il a connu la geôle comme opposant politique.
Il en sort renforcé dans ses convictions politiques ; il continue à faire de la politique, et depuis 1999, il se bat contre le régime militaire qui dirige l'archipel sous le colonel Azali. Il refuserait d'ailleurs à rallier le gouvernement qu'il considérait illégitime.
Et en 2004, après son échec aux élections présidentielles de l'Union, en bon perdant opportuniste, il rallie au deuxième tour, le candidat SAMBI, en brandissant ce slogan : Hier l'opacité, demain la transparence avec Mtara Maecha et SAMBI .
Affairiste pour ses adversaires politiques, docteur gynéco-obstétricien quand il n'exerce pas de hautes fonctions au sein de l'Etat, Mtara Maecha a choisi tout naturellement sa ville natale Mitsamiouli pour débuter sa campagne.
Entouré d'une équipe plus que jamais préparée, soutenu par tous les délégués de son parti, le RDR ( Rassemblement pour la démocratie et le renouveau ) et les représentants de toutes les régions de Ngazidja, le candidat docteur Matara Maecha a défini les axes de son projet de société, tels l'éducation, l'environnement, la santé et le tourisme. Il fait de l'éducation sa priorité qui doit rester l'apanage de l'Etat.
Ce qui n'était pas le cas, quand il a été ministre des Affaires sociales, en 1978, un ministère qui englobait l'Education nationale, la santé et le sport. Et quant au tourisme, pourra-t-il faire mieux qu'en 1981 et 1997, lors de son passage au ministère des Transports et du Tourisme ?
Mtara Maecha,, homme politique influent, reconnu et respecté en tant que grand médecin, pourra-t-il convaincre une population habitué aux légères turpitudes de ceux qui sont censés défendre leurs droits, lutter contre la misère, l'insalubrité et autres maux rongeant la société ? Son programme basé sur des théories d'école et peu efficaces, reflète-t-il la réalité du pays ?
Et comment compte-t-il convaincre la jeunesse comorienne désabusée, sacrifiée et laisser-pour-compte, lui qui fut de celle qui a tout obtenu de l’État ? Une fois au pouvoir, saura-t-il rester indifférent à ces petites choses qui ont fait la richesse des uns et causé l'inertie de tout un pays ?
Le Dr Mtara Maecha, expérimenté et fort d'un programme minutieusement préparé, se présente et échoue donc pour la deuxième fois, à l'élection présidentielle de l'île autonome de Ngazidja, en 2007 .
Avec les politiciens-comores
Mtara Maecha : « les oulémas ne doivent pas prendre les mosquées en otage »
Pourquoi ce réveil du RND-Rénovateur ?
On ne peut pas parler de réveil. Notre parti n'était pas endormi. Nous avons j oué un rôle politique important ces dernières années. Nous faisons partie des précurseurs de la convergence nationale pour mai 2010 (CNPM) qui militait pour la tournante mohelienne. Il ne fallait pas nous placer sur le devant de la scène, on n'aime pas trop le bruit mais on est toujours là .
Que vous inspirent les résultats du congrès de votre parti ?
C'est un succès. Nos militants ont répondu favorablement à l'appel malgré les problèmes liés à la pénurie d'essence. Mais bon nombre de nos militants et sympathisants se sont retrouvés avec sérénité. Nos i nvités aussi. Le congrès a permis de revoir les structures du parti, un projet de programme de société a été évoqué. Nous avons aussi pu recadrer la philosophie et la stratégie du parti.
Quelle est justement aujourd'hui la stratégie de développement du RND-rénovateur?
Nous comptons organiser des mini congrès à Anjouan, à Mohéli et au sud de Ngazidja.
C'est à l'issue de ces congrès que le parti dévoilera sa stratégie et son grand projet de société.
Où se situe le RND-Rénovateur sur l'échiquier politique?
Nous sommes des centristes comme on l'a dit dans notre congrès de Maloudja. Nous ne prônons pas une opposition systématique. Nous militons dans l'opposition constructive. Nous allons critiquer quand ça ne va pas, nous allons soutenir tous les projets qui aideront le pays à sortir de l'ornière.
Nous sommes des centristes comme on l'a dit dans notre congrès de Maloudja. Nous ne prônons pas une opposition systématique. Nous militons dans l'opposition constructive. Nous allons critiquer quand ça ne va pas, nous allons soutenir tous les projets qui aideront le pays à sortir de l'ornière.
Comment expliquez-vous l'affaissement des partis politiques ?
C'est la faute aux Comoriens. Les gens n'ont pas d'idéologie politique, certains courent pour des postes. Il faut savoir aussi que ceux qui accèdent au pouvoir n'ont j amais contribué à l 'existence d'un vrai espace politique digne de ce nom. Certains en profitent pour diviser l es gens pour pouvoir mieux régner. Les alliances politiques ont tué les vrais partis politiques.
Et que faire alors ?
Il faut que les hommes politiques tiennent un discours franc. Il faut que les citoyens soient formés. Que les hommes politiques sachent que la politique, c'est d'abord des valeurs qu'on incarne, des idées qu'on défend et des objectifs qu'on se fixe. C'est ce qu'on doit expliquer à nos enfants. C'est malheureux de voir des gens changer de veste chaque année (...)
II était question de réduire les partis politiques. Quel est votre avis ?
Je suis pour l a réduction des partis politiques. Il est temps de regrouper les partis qui partagent la même idéologie. On est contre les alliances contre nature sauf s'il se dégage un vrai programme avec des objectifs précis à atteindre.
Certains leaders de votre génération ont passé la main, n'estimez pas qu'il faille en faire autant?
En politique, on ne lâche pas les choses brusquement I l faut assumer jusqu'au bout, il faut former les générations futures, il faut surtout bien préparer l a relève.
En politique, on ne lâche pas les choses brusquement I l faut assumer jusqu'au bout, il faut former les générations futures, il faut surtout bien préparer l a relève.
Est-ce que vous vous préparez aux prochaines élections présidentielles de 2016 ou vous estimez que votre chance est passée ?
Il est trop tôt pour le dire. Chaque chose, à son temps (...)
Il est trop tôt pour le dire. Chaque chose, à son temps (...)
Quels commentaires faites-vous sur les premiers pas du nouveau président ?
On observe. Nous avons donné des consignes à ne pas faire des déclarations publiques intempestives. Nous allons réagir au coup par coup. Mais nous i nsistons que nous prônons une opposition constructive.
Certains politiques ont critiqué l'idée du grand oral qui consistait à évaluer les ministres. Est-ce que c'était la bonne méthode ?
Non. Cela devrait se faire en interne. La démarche n'avait aucun fondement. Les instruments d'évaluation sont connus. Si un ministre ne remplit pas ses missions, on l'enlève, c'est tout. Il ne faut pas chercher un alibi. La médiatisation du grand oral n'était pas élégante pour une république qui se respecte.
Vous êtes médecins. Quels commentaires faites-vous sur la polémique des réformes à El-Maarouf ?
Je sais que l'hôpital ne marche pas J'avais un malade admis aux urgences. I l n'y avait même pas une pince pour faire trois points de suture, c'est un scandale. Je faisais les va-et-vient pour acheter l es autres produits, il y avait deux médecins (...) Je pense qu'il ne faut pas politiser l'hôpital, i l faut des structures indépendantes, les médecins doivent être présents mais ne doivent pas prendre l 'hôpital en otage.
Quelle est votre réaction au sujet du débat sur l'alcool.
Nous sommes contre la vente anarchique de l'alcool. On voit des containers partout transformés en débit de boissons alcoolisées : cela n'est pas normal. Mais on ne doit pas aussi dramatiser l es choses. Les notables et l es religieux ne doivent pas se mêler des affaires politiques, sinon ils doivent créer l eurs partis et militer dans l'espace public. Ils ne doivent pas prendre les mosquées en otage et l es transformer en lieux de propagande politique. Nous sommes dans une république, il y a des institutions qui agissent au nom du peuple, pourquoi tout ce bruit D'accord pour la réglementation, mais i l y a des gens qui n'ont rien à faire et qui veulent créer un problème là où il n'y en a pas. _AlbaladComores

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