En dépit de beaucoup d'efforts réalisés jusqu'ici pour sensibiliser les jeunes sur la santé de la reproduction, la situation demeure...
En dépit de beaucoup d'efforts réalisés jusqu'ici pour sensibiliser les jeunes sur la santé de la reproduction, la situation demeure toujours inquiétante notamment en ce qui concerne les grossesses non désirées chez les mineures et des jeunes de moins de 20 ans. Le danger est d'autant plus grave dans ce sens que les auteurs de ces grossesses sont aussi des jeunes d'à peine le même âge mais parfois plus âgés avec environ une dizaine d'années d'écart.
| Maternité de l'hopital El-maarouf |
A. R. a 16 ans. Elle est élève au collège de son village à Mohéli. Découvrant que sa fille est enceinte de 5 mois depuis quelques j ours, sa mère ne sait plus vers qui se tourner. L'auteur de cet acte, un jeune étudiant, nie les faits.
A.R. ne constitue pas un cas isolé. Les filles-mères ou futures mères sont l égion dans tout l e pays. Certaines d'entre elles, vivent leur grossesse et deviennent mamans. L'on imagine alors l a conséquence: abandon de l 'école, arrêt des études. Mais d'autres, pour éviter ceci, subissent dans la clandestinité des avortements sauvages, sans assistance médicale. La conséquence est, dans ce cas, autrement plus grave et facile à imaginer.Si, durant ces dix dernières années on ne renvoie plus de l'école les filles enceintes comme ce fut le cas dans les décennies 80 et 90, la honte et l'humiliation amènent souvent ces filles à rester à la maison, se replier sur elles-mêmes sans le moindre suivi psychologique.
Les problèmes liés à l'accouchement.Autres conséquences pour ces jeunes mamans, les problèmes liés à l'accouchement. «La plupart des mineures accouchent par césarienne; souvent, elles n'arrivent pas à conduire leur grossesse à terme», explique Mme Ramlata Hassane, sage-femme à El-Maarouf. «C'est normal, surtout entre 12 et 13 ans. L'organisme n'est pas en état de supporter l a grossesse à cet âge», précise-t-elle.
Il y a quelques temps, le gynécologue Ahamed Chakour a fait accoucher une mineure de 14 ans par césarienne. Les conséquences de la grossesse d'une mineure, selon lui, sont entres autres, la fistule vésico-vaginale.
«C'est une rupture entre l e vagin et l a vessie qui fait que l'urine passe par la vessie», explique-t-il. Un phénomène qu'on rencontre souvent, selon lui, dans les pays où l'on pratique les mariages précoces. Bien que dans l'archipel ce phénomène soit presque un mauvais souvenir, l'on déplore tout de même, d'après une enquête sur la santé de la reproduction des jeunes, le fait que l'âge des premiers rapports soit très bas entre 9 et 12 ans.Dans l es milieux hospitaliers, l'on relève que ce ne sont pas les accouchements des mineures qui sont l es plus nombreux mais plutôt l es avortements. («Nous constatons ce phénomène à travers de nombreux cas
d'avortements provoqués qui nous parviennent», a indiqué le Dr Abdouchakour, affirmant que dans la majorité des cas, ces avortements sont provoqués à domicile. C'est quand il y a complication, que ces cas sont ramenés à l'hôpital.«A ce stade, nous sommes contraints de parachever le processus pour sauver la patiente», a indiqué le Dr Abdouchakour.Parfois, selon le médecin, les familles sollicitent l'avortement au médecin qui «peut ou non refuser de le faire».
Il y a quelques mois, le gynécologue I ssa Soulé a tiré lors d'une conférence-débat à Moroni, l a sonnette d'alarme sur les avortements clandestins qui touchent surtout les jeunes, mettant en cause «un médicament qui circule beaucoup et qui est pris à tort et à travers», pour ce genre d'opération. _
SAMINYABOUNOU:albalad
A.R. ne constitue pas un cas isolé. Les filles-mères ou futures mères sont l égion dans tout l e pays. Certaines d'entre elles, vivent leur grossesse et deviennent mamans. L'on imagine alors l a conséquence: abandon de l 'école, arrêt des études. Mais d'autres, pour éviter ceci, subissent dans la clandestinité des avortements sauvages, sans assistance médicale. La conséquence est, dans ce cas, autrement plus grave et facile à imaginer.Si, durant ces dix dernières années on ne renvoie plus de l'école les filles enceintes comme ce fut le cas dans les décennies 80 et 90, la honte et l'humiliation amènent souvent ces filles à rester à la maison, se replier sur elles-mêmes sans le moindre suivi psychologique.
Les problèmes liés à l'accouchement.Autres conséquences pour ces jeunes mamans, les problèmes liés à l'accouchement. «La plupart des mineures accouchent par césarienne; souvent, elles n'arrivent pas à conduire leur grossesse à terme», explique Mme Ramlata Hassane, sage-femme à El-Maarouf. «C'est normal, surtout entre 12 et 13 ans. L'organisme n'est pas en état de supporter l a grossesse à cet âge», précise-t-elle.
Il y a quelques temps, le gynécologue Ahamed Chakour a fait accoucher une mineure de 14 ans par césarienne. Les conséquences de la grossesse d'une mineure, selon lui, sont entres autres, la fistule vésico-vaginale.
«C'est une rupture entre l e vagin et l a vessie qui fait que l'urine passe par la vessie», explique-t-il. Un phénomène qu'on rencontre souvent, selon lui, dans les pays où l'on pratique les mariages précoces. Bien que dans l'archipel ce phénomène soit presque un mauvais souvenir, l'on déplore tout de même, d'après une enquête sur la santé de la reproduction des jeunes, le fait que l'âge des premiers rapports soit très bas entre 9 et 12 ans.Dans l es milieux hospitaliers, l'on relève que ce ne sont pas les accouchements des mineures qui sont l es plus nombreux mais plutôt l es avortements. («Nous constatons ce phénomène à travers de nombreux cas
d'avortements provoqués qui nous parviennent», a indiqué le Dr Abdouchakour, affirmant que dans la majorité des cas, ces avortements sont provoqués à domicile. C'est quand il y a complication, que ces cas sont ramenés à l'hôpital.«A ce stade, nous sommes contraints de parachever le processus pour sauver la patiente», a indiqué le Dr Abdouchakour.Parfois, selon le médecin, les familles sollicitent l'avortement au médecin qui «peut ou non refuser de le faire».
Il y a quelques mois, le gynécologue I ssa Soulé a tiré lors d'une conférence-débat à Moroni, l a sonnette d'alarme sur les avortements clandestins qui touchent surtout les jeunes, mettant en cause «un médicament qui circule beaucoup et qui est pris à tort et à travers», pour ce genre d'opération. _
SAMINYABOUNOU:albalad
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